Senior A - Nationale 1 - Bien partis mal arrivés

le 05/01/2020 - lu 815 fois

Le BesAC a compromis ses chances de maintien en première phase hier soir. Les coéquipiers de Nicolas Dos Santos avaient pourtant très bien entamé la partie. Avant de sombrer face à une formation d'Avignon-Le Pontet décimée mais décidée.

 

 

Les quart-temps : 25-19, 14-24, 15-19, 14-20

Les marqueurs :

BesAC : Lopez 15, Leria 14, Dos Santos 14, Maraux 10, Vorotnikovas10, Meïté 3, Kennedy 2.

Avgnon-Pontet : Bourcier 19, Donzo 18, Mopsus 14, Gassama 10, Borval 9, Rakocevic 8, Chardon 4

 

Un en moins. Hier soir aux Montboucons, le BesAC, en s'inclinant face à Avignon-Le Pontet (68-82), a grillé un des jokers qui devait lui permettre d'espérer un maintien direct. Et pourtant… Tout avait parfaitement débuté.

Dans un gymnase des Montboucons où 600 spectateurs avaient pris place, les Bisontins avaient commencé par prendre la mesure d'une formation du Vaucluse privée de 3 joueurs cadres (Liorel blessé aux pieds, Gana aux ischios et Lavieille malade). Dans le sillage d'un Corentin Lopez adroit à 3 points (3 sur 3 dans le premier quart temps), d'un Henrikas Vorotnikovas sérieux à 2 points et aux lancers-francs, les Bisontins ont compté jusqu'à 14 points d'avance (21-7, 6e). Mais un manque d'agressivité et de présence aux rebonds défensifs (3 de perdus) ont permis aux joueurs d'Avignon-Le Pontet de recoller au score en fin de premier quart-temps (25-19).

Dans le deuxième quart-temps, Tom Mareschal remplaçait un Jermel Kennedy pas au mieux de sa forme et les joueurs d'Avignon-Le Pontet revenaient dans la partie. L'avantage des Bisontins, qui jouaient sans Lobela, fondait petit à petit (25-21, 28-26) et dans le camp d'en face Ishmael Donzo et Victor Mopsus montaient en température et ramenaient les Avignonnais à hauteur des Bisontins (30-30, 15e). Les joueurs du Vaucluse prenaient même la mesure de leurs adversaires du soir avant la mi-temps grâce à leur capitaine Geoffrey Bourcier meilleur marqueur de sa formation à la pause (10 points) et un trois-points assassin sur le gong (39-43 à la pause). A la mi-temps, Avignon-Le Pontet pouvait apprécier les 12 points engrangés sur des ballons perdus par la formation bisontine.

Le BesAC doit pouvoir compter sur Kennedy

A la reprise, Dos Santos (12 points à la fin du troisième quart-temps) tentait de tenir les Bisontins la tête hors de l'eau mais les éléments s'acharnaient à être contraires : ballons perdus, faute technique à Nicolas Faure suite à sa protestation sur la contestation d'une faute de Maraux, rien ne réussissait au BesAC malgré le soutien indéfectible du public dans les tribunes. Une perte de balle très regrettable voyait les Avignonnais porter leur avance à 8 points (54-62 à la fin du troisième quart-temps). Les Bisontins, privés d'Henrikas Vorotnikovas (5 fautes), revenaient à 4 points à 6 minutes de la fin (61-65) mais un manque d'adresse à trois points et un manque de présence aux rebonds défensifs ne leur permettaient pas de dépasser les Avignonnais. Au contraire, les joueurs du Vaucluse déroulaient en fin de match pour s'offrir un succès confortable (82-68).

De quoi agacer Nicolas Faure : " Notre vrai niveau est celui des 35 dernières minutes " regretta le coach bisontin à la fin de la partie, fustigeant un manque de caractère de ses joueurs, des gros trous d'air et des oublis défensifs qui, au final se seront avérés décisifs. Sans oublier le nombre considérable de ballons perdus (19) et le nombre d'interceptions adverses (7). Battu par un promu qui, porté par Bourcier (19 points) et Mopsus (18), a affiché un très beau visage sur le parquet des Montboucons, le BesAC doit sans attendre se remobiliser.

Dans les prochaines semaines, les Bisontins devront se montrer soudés s'ils veulent arracher leur maintien. Ils devront aussi pouvoir compter sur un Jermel Kennedy transparent hier soir (2 points seulement). L'ailier canadien au passeport britannique doit s'affirmer comme le leader technique de cette équipe. Il lui reste 8 matches pour se remobiliser et entraîner ses coéquipiers dans son sillage. Le BesAC doit désormais l'emporter 6 fois pour se sauver. L'étau se resserre mais l'espoir demeure. Tant qu'il y  a de la vie.... 

Allez BesAC !!

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